[Off] #ergonomie

C’est LE sujet à la mode : l’ergonomie du poste de travail !

Tout est maintenant étudié pour que le corps soit sollicité sans traumatismes, les passages soient rendus fluides dans les espaces de travail…etc

Donc voici la question du jour (architecte ou designer nautique sont les bienvenus 😁) :

Comment faire pour aller du point A (la jupe du bateau d’où l’on vient de larguer l’amarre) au point B (l’avant où l’on devra larguer très rapidement ensuite la pendille) en évitant les obstacles ?

Pour faciliter votre réflexion, vous retrouverez la droite AB en bleu et tous les obstacles en rouge, à savoir : 6 hublots avec interdiction ABSOLUE d’y déposer un orteil, le socle en métal de la barre franche, le fauteuil de barreur.

Toute solution au problème posé avec blessure de l’équipière, saut de super-héros 🦸🏻‍♀️ au dessus de la coque, ou aide de la babysitteuse-cuisinière rêvée, sera automatiquement disqualifiée !

18/06 : Jour 58

Avec de la visite sur le bateau, forcément, le programme était déjà tout fait : grand rangement et nettoyage, gros avitaillement (1 côte de bœuf et 1 camembert par jour, faut le nourrir notre équipier ! 😉) et préparation de la cabine avant bâbord. Nous n’avons pas chaumé !

En fin de journée, il a été accueilli comme une rock star par les enfants : Papi nous a rejoint 🎉 !!!

Vous noterez le lâcher prise exceptionnel de la seule représentante féminine qui, après 2 mois de huis clos avec ses 4 hommes, est capable d’accueillir un spécimen supplémentaire [masculin + Suillerot]….

💪🏻🏅😇

17/06 : Jour 57

Ce matin, nous quittons notre mouillage de Cefalù, direction l’ouest.

Capo Zafferano

Arrivés à Palerme !

On vous a déjà parlé des «brioche e gelato » ?

Et des granités pour le goûter ?

(ça va être dur dur de se remettre aux Pom’potes à la rentrée…)

Demain, nous devons retrouver notre équipier, spécialement commandé pour la traversée vers la Sardaigne, et qui arrivera de France en avion : donc forcément ça nous met en joie 😁

Il y a eu un casting de fou : vérification du CV nautique, capacités à supporter nos 3 bambinos sur plusieurs jours, disponible un peu en dernière minute avec notre programme au jour le jour, et même, possibilité de sa part à supporter le Capitaine 😂

On vous le présentera avec plaisir demain… 🥁

15 & 16/06 : Jours 55 & 56

Cefalù, la pittoresque !

Visite du Duomo, cathédrale-forteresse de style Normand Byzantin, construite au 12ème siècle à la demande du roi Roger II, qui a survécu au naufrage de son bateau et a échoué sur la plage de Cefalù

Le lavoir médiéval

Avec ce beau soleil, la possibilité de sauter de la jupe du bateau pour aller explorer les rochers voisins 🐟, vous vous doutez que la GROSSE motivation était au rendez-vous pour travailler les tables de multiplication…

On a préféré la petite plage du mouillage plutôt que celle de la vieille ville : j’sais pas pourquoi…?!

Ils ont même réussi à se faire emmener sur le bateau d’un pêcheur !

Pizza 4 fromages ou Napolitaine, j’hésite…🤔

14/06 : Jour 54

Avec une nuit pénible (beaucoup de vagues, toujours en surveillance pour la tenue du mouillage), nous décidons de ne pas aller voir la dernière île Éolienne de l’ouest, Alicudi, car encore moins abritée, mais de faire route vers la Sicile.

Après s’être pris le vent dominant Grec, de face pendant plus d’un mois, nous avions étudié les conditions de navigation dans les Éoliennes (presque en anticipant…😉)

Les manuels parlent même d’un triangle météorologique Messine-Eoliennes-Palerme, où le vent est très instable, conditions de navigation musclées… très rassurants !

Après 10 jours dans les Éoliennes, on peut vous dire que le moteur n’a jamais autant marché depuis le début du voyage !

On a rarement dépassé les 4 noeuds de vent…

 «Compagnie Suillerot Ferries, bienvenue sur notre ligne !

Le Capitaine du catamaran sera RAVI de mettre les moteurs pour vous faire naviguer à la vitesse extraordinaire de 5 noeuds !

Des activités variées vous seront proposées pour égayer votre traversée de 8 petites heures… »

Nous voici arrivés à Cefalu.

[Off] #michemin

9 avril / 9 juin / 9 août

Ça y est : nous avons passé la date de mi-chemin du voyage !

C’est passé trop vite ces 2 mois / encore 2 mois à tenir à 5 en huis clos, c’est pas gagné…

Verre à moitié vide / verre à moitié plein ?

Quelle expérience à vivre avec nos enfants / vivement le prochain week-end en amoureux, et ne plus les entendre…

Les souvenirs de Grèce paraissent déjà loin / qu’est ce qui nous attend pour ces 2 mois ?

C’est chouette de faire l’école sur le bateau / vivement le 2 septembre, j’en peux plus de préparer les sessions de travail !

Qu’est-ce que c’est bien de découvrir de nouveaux paysages / retrouver les petites habitudes dans le quartier

Passer tout son temps avec son mari, sans déplacement pro (ça nous prépare à la retraite… 🤪) / une soirée entre filles, ça manque beaucoup…

Vouloir s’échapper juste quelques heures pour retrouver ses repères chez soi / savoir que le 3 septembre sur la route du boulot, on se dira qu’on y retournerait bien sur ce bateau…

#ambivalence

11 & 12/06 : Jours 51 & 52

Cuisson lente à Salina…

Avec des températures qui stagnent entre 30 et 35*C, le vent en RTT, nous avons décidé de profiter de 2 jours de pause sur cette 3ème île Éolienne visitée.

Balade au village de Malfa, au nord de l’ile

Les îles Éoliennes, toujours tournées les unes vers les autres (ici Panarea dans la brume)

Visite d´une Acienda Agricole qui produit de la Malvoisie

Et puis, découverte des câpriers ! Petits arbustes d’une trentaine de centimètres, qui poussent comme de la mauvaise herbe dans ces sols volcaniques, les fleurs sont magnifiques mais très éphémères, 4 pétales blancs et un bouquet de pistils violets, ce sont les boutons floraux qui sont encore récoltés à la main pour la culture des câpres (dans du vinaigre ou du sel de mer). Et lorsque l’on récolte les boutons un peu plus tard, ils sont plus gros et plus granuleux : ce sont les « cucunci » !

Je vous laisse admirer le nouveau sourire d’Arthur : si, si, la petite souris a elle aussi « una barca » pour venir récupérer les dents 😎

10/06 : Jour 50

Bye bye Stromboli, hello Salina !

2 jours passés au pied d’un volcan actif, températures déjà supérieures à 30*C dans les Éoliennes, moins de 5 noeuds de vent : on étouffe et on peut dire que la saison du barbecue a officiellement commencé !

(je sais, je sais : il pleut en France…☔️)

Après une traversée de 4 heures, nous nous arrêtons sur l’ile de Salina, reconnaissable à ces 2 dômes jumeaux (volcans éteints cette fois).

Petit village de Santa Marina adorable, il nous tarde d’aller découvrir les spécialités de l’île : la Malvoisie (vin liquoreux qui était le favori des Romains) et les câpres, entre autres.

Partie de foot-pomme de pin sur la place du village !

[Off] #mouillagedenuit

Il était une fois, un 1er mouillage de nuit !

Être à Stromboli sans aller voir les éruptions de nuit, c’est comme aller à NY sans passer voir la Statue de la Liberté (c’est le Routard qui le dit), et c’était aussi fortement recommandé par Céline 😉

Nous avons la chance de pouvoir y aller avec notre bateau, par contre il va falloir passer par la case « mouillage de nuit »…

« pas de souci, a répondu le Capitaine, c’est la même que de jour »

Donc nous voilà enchantés du spectacle nocturne que nous venons de faire, il est presque 22h et nous décidons de rentrer nous mettre au mouillage autorisé à l’Est de l’île, pour coucher les enfants.

La place que nous occupions depuis 2 jours a été prise, les câbles sous marins à éviter sont toujours aussi mal placés, nous voyons certains bateaux au dernier moment car ils n’ont pas mis leurs feux de mouillage, bref un pur moment de zenitude pour l’équipière…

Nous tentons notre mouillage, plutôt pas mal, mais en rajoutant de la chaîne pour mettre la pantoire (qui permet à l’ancre de tirer équitablement sur les 2 coques), nous nous retrouvons vraiment trop près d’un autre bateau.

Pas grave, on remonte l’ancre et puis, on se la refait !

Sauf qu’en remontant la chaîne, mauvaise manipulation : le guindeau (moteur qui permet de remonter l’ancre et sa chaîne) se bloque, plus moyen de l’utiliser…

En urgence, nous couchons les enfants, et l’équipière (fraîchement diplômée, je le rappelle), se retrouve à faire des ronds dans l’eau, au large et dans la nuit noire, pour que le Capitaine puisse potasser les manuels du bateau, histoire de trouver la panne…

Ok, donc on récapitule : il est 22h30, nous sommes au large d’une petite île, avec nos 3 gones, sans possibilité d’arrêter le bateau (pas de port ni Capitainerie sur Stromboli, ancre HS…)

« mais qu’est que je fais là »…🤔🥺

Julien pense que c’est le fusible du guindeau qu’il faut changer (en espérant secrètement que ce n’en soit pas le moteur lui-même) et comme il faut mettre les mains dans l’électricité, me propose de nous éloigner du mouillage et de tout couper…

What ???

Au large, dans la nuit noire, sans aucune lumière pour être visible des autres bateaux, sans savoir pour combien de temps, et à la merci des vagues… 🥺😖😭

Non, non, non : je propose plutôt d’aller faire les petits yeux à un bateau déjà installé au mouillage, pour lui demander de se mettre à couple avec lui (s’accrocher sur le côté), le temps de faire la réparation.

(la mère de famille, prévoyante, sélectionnera le plus gros bateau 😁).

Un grand merci donc à Robert et Maggie, un couple de Californiens adorables, qui nous ont vu débarquer à 23h, et nous ont permis un abordage sur leur merveilleux « yatch » de 3 étages, propre et impeccable (sans enfants…😂).

Le fusible a été rapidement changé et nous avons pu nous installer près de la plage et enfin aller nous coucher (euh non, un petit gin tonic avant… 🤭)

Aujourd’hui, nous avons appris qu’en plus du lave-vaisselle et du lave-linge, le guindeau serait aussi notre ami pour la vie !

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